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Petit lexique journalistique, part one

25 mai 2011

Nous autres, membres de la grande famille de la presse, possédons un jargon particulier. Et pour le néophyte, il peut paraître obscur.

Comme c’est avec délice que j’ai découvert tous ces mots en arrivant chez Rubrik, je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager mon frais savoir. Ça vous permettra peut-être de briller en société. Au pire, ça peut servir dans une grille de mots fléchés.

Ours : l’ours, c’est là où on met les noms de tous les gens qui ont participé au numéro. C’est l’équivalent du générique de fin dans un film, sans la musique ou les petites scène bonus qu’on guette avidement (vous vous demandiez pourquoi une poignée de glandus squattent la salle de ciné quand le film est fini ? Pour les petites scènes bonus. Ce serait con de rater le bêtisier du dernier Jackie Chan, non ?). En général, l’ours est casé dans un coin, en tout petit caractère et c’est là que vous trouverez éventuellement les contacts pour appeler les journalistes direct au bureau (si proche de vous…). Pour la petite histoire, parait que ours, ça vient de l’anglais « ours » qui signifie « les nôtres ».

Mise en situation :  « steuplé, vire mon nom de l’ours, je refuse d’être associé à un numéro où toutes les têtières sont rouges »

Bouclage : moment généralement tendu où on envoie une revue à l’impression. Lors d’un bouclage, on vérifie souvent la loi de Murphy, ou loi de l’emmerdement maximum. Par exemple en cumulant quelques articles pas finis, un édito devenu obsolète en raison de l’actualité, une pub oubliée lors de l’établissement du chemin de fer, une autre annulée parce que l’annonceur n’aime pas ce qu’on a écrit sur lui, le Chef qui veut changer intégralement la mise en page d’une ou deux rubriques, etc. Les jours de bouclages, voire la semaine du bouclage, on est scotchés au desk à gérer des merdouilles, et faut pas trop nous chauffer.

Mise en situation : « une conf dégustation chez Lenôtre demain matin ? Avec Johnny Depp couvert de chocolat comme guest ? P** de b** de m** ! Je peux pas je suis en bouclage ! »

Chemin de fer : joli tableau présentant l’enchaînement des pages dans une revue. Réaliser un chemin de fer, c’est un peu comme faire un puzzle : faut réussir à tout caser dedans (les articles, les pubs, l’abonnement…) en respectant l’ordre des différentes rubriques, sans que ça dépasse et en essayant de contenter tout le monde. Genre la rédac qui veut absolument une ouverture en double page pour son super dossier, les commerciaux  qui exigent que leurs pubs soient bien placées et la prod qui ordonne une pleine page pour l’abonnement alors qu’on a juste une demie de libre. Le chemin de fer, c’est un casse-tête puissance 12, puisqu’on le fait toujours au moment du bouclage. Et si vous avez suivi, pendant le bouclage, faut pas trop nous chauffer.

Mise en situation : « Ils sont cons à la pub ou quoi ? Je fais comment pour mon chemin de fer, avec 4 pubs en ouverture du même article ? »

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3 commentaires
  1. Gros lourd permalink

    Le chemin de fer c’est pas un truc qu’on fait au début ?

  2. Oui… j’ai entendu parler de ça, ça me fait rêver…
    Non, chez nous, on le fait à l’arrache et à la fin, vu que la pub a tous les droits. Nous humbles prostitués qui courbons la tête pour gagner des pepettes.
    Mais toi, tu as déjà vu ça ? Un chemin de fer fait au début ?

  3. Si je comprends bien, le chemin de fer devient souvent chemin de croix…?

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