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Guerres intestines

24 juillet 2011

« Il ne doit pas y avoir de luttes en interne, vous voyez. « 

Ainsi parla le Wonderful Chef, un beau soir de juillet. Il avait chopé au vol notre Barbu qui s’apprêtait à rentrer chez lui, et qui innocemment était resté jusqu’à 19 heures un vendredi soir. Erreur fatale. Car à partir de 18h30, le Grand Chef rôde, à la recherche d’une âme perdue qu’il pourra étourdir de sa grande sagesse. Or donc, les luttes en interne, c’est mal. Vérité indiscutable qui laissa le Barbu quelque peu perplexe. Il eut beau expliquer que tout se passait bien, qu’il n’y  avait pas de tension dans l’équipe rédactionnelle, le Grand Chef n’en démordit pas : « les combats de coq ne servent à rien« .

On pourrait objecter qu’il s’achète une montre tous les deux mois pour ne pas laisser son associé en avoir une plus neuve que lui. Ou qu’il fait changer toutes nos couv le jour du départ à l’impression juste pour affirmer son pouvoir.

Mais on n’en fera rien, on se tait et on s’imprègne. Donc pas de combat de coq, a dit le roi de la basse-cour. Cette intéressante tranche de philosophie est d’autant plus instructive qu’elle peut se lire à plusieurs niveaux.

Au premier abord, quand le barbu nous a raconté ça lundi matin, je me suis sentie visée. Combat de coq, je deviens poule ? Comme le WC est persuadé que je veux une mainmise absolue sur la rédac, ça colle. Dans cette version, je suis un tyran rédactionnel qui brime/exploite/maltraite son équipe.

Mais ça colle aussi si le combat concerne deux dindes, la Commerciale en chef et moi, avec les poussins de la rédac au milieu. Pour la simple raison que la Commerciale en chef, aka « Cruella », manigance en douce pour que Diane et le Barbu rajoutent des articles favorisants ses annonceurs. Quand je ne suis pas là évidemment. Vu que ça me fout hors de moi et que ça vire au clash systématiquement. Dans cette version, je suis un obstacle au développement économique de la revue.

Et ça colle enfin si on ajoute une pintade marocaine, j’ai nommé Moipire, qui s’évertue à débaucher mon équipe pour faire tout et n’importe quoi. Comme écrire des publirédactionnels pour Edulkorant Mag, faire la voix off de la pub radio Kognac ou photographier les cadeaux d’abonnement de Karamel.  Dans cette version je suis une psychorigide qui ne comprend pas la nécessité de partager les ressources au sein de la boîte.

Mais comme le Grand Chef a conclu sa tirade par un sentencieux « il faut de la simplicité dans les échanges« , je pencherais pour la version 3. De la simplicité dans les échanges ? La traduction Moipiresque pour « quand on vous demande de faire un truc qui n’est pas de votre ressort, courbez la tête et dites amen« .

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From → La rédac

2 commentaires
  1. Normalement, le roi de la basse-cour ne tolère les combats de poules que s’il en est l’enjeu…

  2. Il y a un peu de ça quand même : si Moipire est occupé à me traiter de psychorigide, il ne peut pas lécher les bottes du Chef autant qu’il(s) le voudrai(en)t.

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