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La technique du marécage

26 septembre 2012

Autrefois, je rentrais dans le tas. Qu’on veuille m’imposer un article (pour avoir une pub), supprimer un article (pour en mettre un autre, idem), me faire écrire des publirédactionnels à l’œil, ou payer les extras en tickets restaurants (si si…), je rentrais dans le tas. Avec la fâcheuse tendance à monter dans les aigus en fin de phrase :  » Commeeeeent, Kaaaaaarl, mais vous vous rendez compte ceciiiii, vous comprenez celaaaaaa, je ne suis pas d’accord machiiiiiin, et la déontologie biduuuuule… ».

Bref, c’était chiant.

Mais là, j’ai adopté la technique du marécage.
Aussi connue sous le nom de technique du pourrissement. Ou technique du Barbu que nous avons tous fini par adopter tellement elle est bien et évite de se coller des ulcères.
On ne peut pas l’appliquer partout, certes, mais pour peu qu’on évolue dans un environnements (professionnel mais aussi familial, amical, associatif…) où les gens ont beaucoup de désirs immédiats mais aucune suite dans les idées, ça peut fonctionner.

What is the technique of the marécage ? Très simple : on laisse s’enliser la chose ennuyeuse lentement, on n’y touche surtout pas, et 9 fois sur 10 elle disparait tout bonnement.

Je sens le doute en vous. Ça vous semble trop beau pour être vrai…

Exemple à l’appui je prouve ce que j’avance.

Le WC veut que le Barbu et moi planchions sur la communication d’un syndicat de je ne sais quoi, c’est urgentissime, importantissime. Il part en vacances le soir même. Technique du marécage en double pendant que le Chef se dore au Costa Rica. Personne ne nous en a jamais reparlé.

Le Boss veut qu’on écrive des textes de présentation pour tous les sites de nos revues, parce qu’il veut créer un mégasite portail pour la boîte. Technique du marécage pendant 4 jours. Juste le temps que le projet de mégasite tombe à l’eau.

Le grand Savapas trouve que les accroches de la couv sont un peu évidentes, pas assez travaillées, veut qu’on les réécrive… Technique du marécage pendant deux heures, le temps qu’il aie un rendez-vous avec son comptable. Et du coup la couv, il n’en a plus rien à cirer.

Et ça marche tellement souvent. Hélàs, ça ne prend ni avec l’Ennamie, ni avec Moipire. Mais nous avons développé d’autres techniques de survie avec eux. Avec Cruella, il faut l’impliquer et l’obliger d’une façon ou d’une autre à mettre les mains dans le cambouis. Comme elle est incapable de faire quoi que ce soit toute seule, on a de bonnes chances que d’un coup, ça devienne beaucoup moins important.
Avec Moipire, il faut être plus sournois. Du genre se servir de ce qu’elle a demandé pour aller foutre le bordel dans un autre service, jouer sur les territoires des uns et des autres, les gueguerres de pouvoir… et le projet a de bonnes chances de s’effondrer tout seul.

Je le concède, vu comme ça, on peut avoir l’air d’une bande de récalcitrants qui fait du sabotage à tout va. Mais ce serait oublier que si nous en sommes arrivés à la techique du marécage, c’est pour éviter que nos revue ne coulent pour de bon !

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4 commentaires
  1. Jean philippe permalink

    J’essaye dès lundi

  2. Je lis, je comprends, j’essaie dès demain ! la technique du marécage semble demander beaucoup moins d’énergie que la riposte (à laquelle je me livre quasi quotidiennement avec mes chefs puisque je suis prise en sandwich étant à un poste de tranche de jambon : y a ceux du dessus et ceux du dessous !)

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